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Notre coup de gueule de la semaine : Le film Sport de filles !

Vendredi soir j’ai regardé… « Sport de filles« . Cet article sera donc un article coup de gueule :)


Alors oui oui vous me direz que ce film est sorti il y a assez longtemps, mais je n’ai jamais eu le loisir de pouvoir le regarder.

Ce moment est donc arrivé, vendredi soir.


J’étais un peu sceptique notamment à cause des critiques que j’avais pu entendre sur ce film mais aussi à cause de ce titre légèrement misogyne… Mais bon je me suis dit qu’on ne pouvait pas avoir un avis sans regarder ce film.




Donc installée dans mon canap’ la séance commence. Début un peu plan-plan, intrigue légèrement prévisible mais bon je continue à regarder en me disant que le film va s’accélérer que l’action va bien finir par arriver.


C’est donc l’histoire de Marina Hands alias « Gracieuse », qui en gros recommence à zéro dans un haras dirigé par une dame infecte et riche (cliché numéro 1) et avec un entraîneur allemand méga connu cynique et lui aussi infecte (cliché numéro 2). Elle commence en tant que palefrenière.



Jusque là on peut se dire que le film est plutôt normal mise à part les gros cliché.

C’est alors qu’on se rend compte que le boulot de palefrenière exclu les tâches de faire les box, nourrir les chevaux etc. Non c’est plutôt courir d’un bout à l’autre de l’écurie pour trouver un cheval à monter ou insulter l’autre palefrenier qui, lui par contre, bosse dur.


La propriétaire et l’entraîneur partent à un super meeting avec leurs chevaux et laissent les palefreniers tous ensembles avec comme mission de bien s’occuper de l’écurie et de ne surtout pas monter les chevaux qui restent….



Donc bien sur on sent venir à 10km que Gracieuse ne va pas écouter ça et qu’il va se passer quelque chose de méga dramatique…


Gracieuse envoie sur les roses l’autre gentil palefrenier qui bosse et décide d’entraîner un cheval dans l’écurie. Et donc là, les choses soit disant sérieuses commence. On la voit monter… sans casque, avec des rênes allemandes, seule, dans une carrière à demander à son cheval des pirouettes et autres figures que l’on retrouve dans les reprises grand prix. Bien sûr, elle échoue et lorsque le cheval fait mine de s’énerver et bien elle descend et se casse.

Déjà à cette partie du film on peut se dire qu’il y a un souci, quelle image donne-t-on aux non-initiés ? L’image d’un sport où lorsqu’on échoue et bien, on s’en va, où on en fait qu’à sa tête et où on se comporte en enfants gâtés.

Le film se poursuit, on est de plus en plus agacé de la voir s’entraîner, s’énerver, se jouer de l’autre palefrenier.



Bref, un soir elle décide de casser un carreau de la maison de la propriétaire pour s’y introduire et voler une clé d’un des camions une place restant. Bien sûr il n’y a pas d’alarme et elle trouve tout de suite la clef…

Le soir suivant elle démarre le camion, l’autre palefrenier l’entend, la sort du camion et la jette par terre. Elle tombe « malheureusement » sur une fourche ; ce qui lui explose le visage mais parvient quand même à partir avec le cheval. Elle conduit toute la nuit avec un seul oeil, elle désinfecte sa blessure à la salive (évidemment elle n’a pas de souci, ni de tétanos, ni d’infection). On comprend assez vite qu’elle part en Allemagne rejoindre le concours international.

Bien sûr elle s’arrête au bord de l’autoroute pour faire brouter son cheval…. Encore une fois pas du tout dangereux et pas du tout réaliste…

Elle débarque à ce concours et se voit étonnée d’être refoulée comme une mal propre à l’entrée. Bah oui tout le monde sait qu’on peut se pointer à un concours international de dressage avec son van et un cheval sans papier.

Mais bon comme par hasard elle arrive tout de même à y entrer, là elle montre les fruits de son entraînement à l’entraîneur aigri allemand…avec un bandeau sur son oeil blessé.




A ce moment-là, j’ai décidé de changer..

1- j’en ai eu marre de cette niaiserie ambulante
2- j’en ai eu marre de la vision que l’on montrait aux non initiés, un monde du cheval hautain et élitiste. Et bien sur machiste : un entraîneur mais que des cavalières…
3- participer à une compétition internationale sans être qualifiée avec un cheval sans papier, non vraiment ça ne passe pas.

Au bout de 15 min, j’ai remis le film, et il était fini.



Bref, je suis contente de ne pas avoir dépensé 10€ dans un cinéma pour voir ce film plein de clichés et où on a l’impression qu’il n’est pas réellement fini.

Et vous qu’en avez vous pensé ?

Peut-être que je me trompe mais en surfant j’ai vu que les critiques étaient unanimes….

Un commentaire pour “Notre coup de gueule de la semaine : Le film Sport de filles !”

  1. J’ai aussi je l’ai vu, mais au cinéma. Heureusement, je n’ai payé que 3€ le cinéma …
    On ne s’identifie pas une seconde à cette « Gracieuse’ (on a plus envie de la claquer à cause de son caractère pourri que de la plaindre), l’histoire du « je regarde des vidéos de Dressage sur Youtube de l’entraîneur à son apogée et j’arrive à reproduire à l’identique son travail en quelques jours » nous agace au plus haut point.
    Film sans aucun intérêt.

    Dans la foulée, je suis allée voir « Cheval de guerre » réalisé par Steven Spielberg, et bien je n’ai pas été déçue. Vraiment magnifique et émouvant.

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