Marine et Ivanoé

« Le sentiment équestre ce n’est rien d’autre que de l’amour »

Voilà ce qui pourrait bien définir ma relation avec les équidés.

A 5 ans, je décide de vouloir faire du poney, mes parents m’emène dans un centre équestre proche de chez moi, il pleut, je m’en rappelle tellement bien.
Première leçon puis tout s’enchaîne, des hauts des bas et puis de la perséverance.
Ce club, ou plutôt cette ferme équestre devient ma deuxième maison, ma monitrice ma deuxième maman et mes copains du cheval des amis.

Je poursuis ma vie, croise sur mon chemin des chevaux beaucoup d’amour, de plaisir, de frayeur, d’adrénaline.

Je souhaite commencer les concours notamment de dressage.

Ma monitrice, toujours la même depuis mes 5 ans, me connaît et me donne un cheval qui me conviendra tout de suite… Ilan des Charmes. Terreur dans ses moments de folies, mais vraiment bon. Cheval certainement mal-mené dans son passé de cso hors du club, il me convient, le courant passe la magie opère, pour la première fois je ressens ce qu’on peut définir comme être connecté avec son cheval. C’est mon premier amour chevaleresque. Le tout premier. D’où le pourquoi du comment je voulais parler de lui ici. Le tout premier, celui qui vous apprend la patience les bisous sur le nez les séances de bonheur tout tout, il m’a appris comment donner.
On sort en concours, je me fais plaisir. Je suis sous le charme… Je fais mon galop 6 avec lui. Malheureusement, le club doit s’en séparer, trop dangereux dans ses moment de folies.

Le coeur meurtrit, comme un déchirement amoureux, je continue mon chemin, je monte des chevaux ça se passe bien mais je ne me sens pas « à ma place ».

Puis je croise le chemin d’Ivanoe, un grand selle français roux ! Je le monte, excellent cheval de club, avec du métier. Je le monte, trouve les boutons me fait plaisir. Voilà comment commence notre histoire, je le monte me fait plaisir un plaisir à sens unique sans réelle relation puisque je m’interdis inconsciemment de lui faire des câlins au box de le gratouiller de lui faire des bisous, de peur de m’attacher. Les séances se succèdent, et un jour je craque, je craque pour lui pour tous ce qui le compose, ce regard profondément gentil, ces oreilles poilues, ce gros nez, cette force, cette attachante douceur malgré sa taille. Je commence les concours complet (toujours en niveau club) ça se passe bien, le courant passe, on se comprend.

Je me sens revivre dans les boxs de départ de cross le coeur trépignant, Ivanoe avec moi, entre mes deux mains entre mes deux jambes. Je nous sens invincible avec lui je me surpasse, je franchis des choses que je n’aurais jamais imaginé faire. Je lui fais confiance, et il me le rend, nous sommes deux, et nous sommes connectés.

Il faut toujours persévérer, je ne peux pas les comparer, Ilan m’a conduit vers Ivanoe, alors je suis convaincue, que c’est ça le sentiment équestre, de l’amour, de l’amour pour un être extraordinaire et intelligent qui ressent tout ce que nous ressentons…

Depuis, je sais que c’est lui, le cheval parfait. C’est une évidence pour moi. Cheval de club, cheval de Koer, qui sait où la vie nous mènera lui et moi ?

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  • Le 21 octobre 2012 à 12:12